Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Rhino Info Medias

Rhinocinos : "Chien", fascinant, tout simplement

Rhinocinos : "Chien", fascinant, tout simplement

C'est une claque que je n'ai pas vu venir. Je suis allé un peu à l'aveugle voir ce film, ayant seulement lu un résumé des plus brefs qui me laissait entrevoir un univers entre le drame et l'absurde. J'en suis ressorti à la fois époustouflé et perturbé par ce que je venais de voir. De l'absurde, il y en avait. Mais je me suis surtout retrouvé plongé dans un thriller à la limite de l'horreur. (D)Étonnant.

Le film est lent et je déteste la lenteur au cinéma. Pourtant, je suis tombé dans une fascination totale. Samuel Benchetrit - qui adapte ici Chien, son livre homonyme - rend le vide attrayant. Car vide il y a. Il ne se passe pour ainsi dire rien à de nombreux moments mais jamais cela ne devient dérangeant. D'autant que la correspondance entre le rythme du film et l'état d'esprit du personnage principal est parfaite. Vincent Macaigne (Le Sens de la fête, Des Plans sur la comète) y joue un mec paumé, à la merci de tout. Presque benêt. Il est tout simplement fabuleux. C'est un rôle qui, certes, lui colle parfaitement à la peau - on l'a déjà vu dans ce registre à plusieurs reprises - mais sa performance est magistrale. Ce type est un génie et il nous entraîne avec lui dans le costume - coquille vide - de Jacques Blanchot. On est pris. On s'identifie à ce personnage. On vit avec lui cette descente dans les abysses les plus profondes. Et alors qu'il semble perdre toute humanité, c'est peut-être lui qui en fait le plus preuve.

La réalisation est superbe. Elle aide à l'identification et à la compréhension. On voit et on ressent tout de ce personnage. Jusqu'à cette comparaison avec le chien, l'animal. Samuel Benchetrit est bien aidé, il est vrai, par trois acteurs formidables : Vincent Macaigne - il n'y a pas de mots assez puissants pour décrire sa prouesse -, donc, mais aussi Bouli Lanners et Vanessa Paradis.

La fin verse dans l'absurde absolu, auquel se lie une poésie incroyable. Et encore une fois - milles excuses pour la redondance mais je n'en reviens toujours pas -, Vincent Macaigne porte la scène avec une justesse impeccable.

Le pitch ? "Jacques Blanchot perd tout : sa femme, son travail, son logement. Il devient peu à peu étranger au monde qui l’entoure, jusqu’à ce que le patron d’une animalerie le recueille".

Je ne vous en dirais pas plus. Chien est à voir sans plus d'information. Le film va diviser - il peut être difficile à apprécier - mais il mérite d'être vu. Chien est une expérience en soi.

Mais aussi : Razzia de Nabil Ayouch, Tout le monde debout de et avec Franck Dubosc, Tomb Raider de Roar Uthaug, Un raccourci dans le temps de Ava DuVernay, Hostiles de Scott Cooper, Ghostland de Pascal Laugier, La Belle et la Belle de Sophie Fillières, L'Affaire Roman J. de Dan Gilroy, Avant que nous disparaissions de Kiyoshi Kurosawa, America de Claus Drexel, Mala Junta de Claudia Huaiquimilla, Raid de Raj Kumar Gupta, Drop of sun (I am truly a drop of sun on earth) de Elene Naveriani, Un Juif Pour l'Exemple de Jacob Berger, Battleship Island de Ryoo Seung-wan, Jeunesse aux cœurs ardents de Cheyenne Carron, Blanche Rhapsodie - Mémoire de Théâtre de Claire Ruppli et Featherman, un dénommé Homme-Plume de Eric Dick.

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article