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Charlie Hebdo, cinq ans déjà

Charlie Hebdo, cinq ans déjà

Il.elle.s s'appelaient Franck Brinsolaro, Frédéric Boisseau, Cabu, Elsa Cayat, Charb, Honoré, Bernard Maris, Ahmed Merabet, Mustapha Ourrad, Michel Renaud, Tignous et Wolinski. Il.elle.s avaient entre 40 et 80 ans. Il.elle.s étaient dessinateurs, économiste, psychanalyste, correcteur, chargé de la maintenance, journaliste ou policiers. Il.elle.s ont été tués le 7 janvier 2015 dans l'attentat contre Charlie Hebdo.

La rédaction de Charlie Hebdo visée

La cible clairement identifiée des terroristes était celles et ceux qui, chaque semaine, croquaient en dessins ou en chroniques l'actualité. Satirique, le journal était jugé blasphématoire par un sombre groupuscule - dont nous ne citerons pas ici le nom, en respect aux 12 victimes de cette matinée tragique. Celles et ceux qui ont survécu.e.s garderont en eux une trace indélébile de cette conférence de rédaction, pour certains physique, pour tou.te.s psychologique. Il.elle.s la raconteront dans différents documentaires ou livres, dans les colonnes de Charlie Hebdo aussi.

Une semaine sanglante

Nous n'oublierons pas non plus les deux jours suivants, qui auront vus la folie sanguinaire continuer à s'abattre sur la France. Les victimes se nomment Clarissa Jean-Philippe - policière abattue le 8 janvier à Montrouge -, Philippe Braham, Yohan Cohen, Yohan Hattab et François-Michel Saada - assassinés lors de la prise d'otage à l'Hyper Casher de la Porte de Vincennes le 9 janvier.

Uni.e.s derrière les rescapés le 11 janvier

Le dimanche suivant les attentats, des marches en mémoire des victimes sont organisées partout à travers le pays. Des millions de Français.e.s descendent dans la rue - comme il.elle.s l'avaient fait au soir du 7 janvier -, uni.e.s derrière un slogan, le fameux "Je suis Charlie" apparu sur les réseaux sociaux quelques heures après l'attaque. A Paris, de nombreu.x.ses dirigeant.e.s se rassemblent derrière les membres de la rédaction, en première ligne du cortège. L'on se souvient encore de la fiente de pigeon tombée sur l'épaule de François Hollande, alors Président de la République, qui aura au moins eu le mérite de faire rire Luz et consorts.

Trois mots sur fond noir qui envahiront rues et réseaux sociaux

Trois mots sur fond noir qui envahiront rues et réseaux sociaux

Et après ?

Les soutiens moraux seront bientôt suivis de soutiens financiers au journal - en grande difficulté à l'époque. Les Français s'abonnent en masse, le numéro du 14 janvier - premier à paraître après les attentats - s'écoule en quelques heures et sera finalement tiré à près de huit millions d'exemplaires. La France aime Charlie Hebdo, symbole d'une liberté d'expression bafouée dans le pays qui s'en revendique. Le journal satirique, lui, ne changera pas et continuera dans la droite lignée de ce qu'il faisait avant le 7 janvier. Et heureusement ! Mais les lecteur.rice.s auront tendance à oublier ce qu'est l'esprit Charlie et, quatre mois plus tard déjà, s'offusqueront d'une Une sur Catherine Deneuve.

Alors, merci ! Merci Charlie d'être resté depuis cinq ans celui que tu as toujours été. Merci de nous faire rire, de nous faire réfléchir et de nous informer chaque semaine. Je te souhaite de ne jamais t'arrêter. Mes amitiés.

 

Les membres de la rédaction de Charlie Hebdo seront ce soir, à 20h, à la Maison de la Radio pour plusieurs tables rondes et une séance de dédicace. A suivre en direct sur le site charliehebdo.fr pour celles et ceux qui ne pourraient pas être sur place.

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